Une vie dans des pages

lundi 10 juillet 2017

"Retour à River Falls" Alexis Aubenque (Milady Thriller)



Malgré le nombre impressionnant de livres écrits par Alexis Aubenque, je n'en suis personnellement qu'à mon cinquième, et la trilogie River Falls n'en fait pas (encore) partie. Pas de panique donc, on peut très bien lire "Retour à River Falls" sans être au fait de la vie de Mike Logan et de Jessica Hurley ! On peut même prendre un pied d'enfer en les découvrant !!!

Une enquête, deux duos... de choc !

Si je ne devais retenir qu'un seul point fort dans ce roman ce serait le charisme et la psychologie des personnages ! C'est juste parfait !

Mike Logan - Jessica Hurley.  Le shérif, la profileuse. Deux métiers opposés pour ce couple uni dans la vie mais qui suit des pistes si différentes sur le terrain !

Marion Barnes - Stephen Callahan. Une jeune stagiaire et un vieux routard. Deux journalistes. Deux façons d'aborder une enquête ! Sans compter sur les petits secrets que chacun trimbale dans sa besace...

Et voilà comment avec un seul meurtre (au départ évidemment !), on se retrouve dans une enquête complexe. Fortiche le Alexis pour nous proposer autant de points de vue pour un élément simple à la base (enfin en apparence bien entendu...). Il nous balade de page en page sans jamais nous perdre mais en nous laissant penser à chaque fois que la solution on la tient ! Juste parce qu'on a plus d'affinité avec l'un ou l'autre des personnages... Mais la solution ne viendra à vous qu'à la fin et manipulés tout le long vous serez !

Meurtres, pédophilie, et j'en passe !

Que serait un thriller sans sa touche de glauque et de sordide ? Sans aucun doute une œuvre totalement insipide... Eh bien ici aucun risque ! Le mot fade ne peut en aucun cas s'appliquer car ça dépote du début à la fin ! Certes les cadavres ne sont pas très nombreux  (juste ce qu'il faut), mais derrière il y a une véritable trame bien sordide qui touche à tout ce qui dérange: meurtres de très jeunes filles, pédophilie, et autres (je ne veux pas trop en dire...). Une fois commencé ce roman est impossible à lâcher !

Je me répète donc: fortiche le petit Alexis ! Il sait maintenir son lecteur en haleine et le manipuler comme un pion sur un échiquier. Il maintient tension et suspense jusqu'au bout et c'est excellent !

Fortiche mais agaçant !!!

Je ne peux décemment pas faire uniquement des louanges à l'auteur ! Il faut bien que je rétablisse une vérité: il m'énerve !

Je m'explique ! Alexis Aubenque est un auteur qui sait merveilleusement bien écrire mais il sait aussi compter ! En tout cas jusqu'à trois (pas mal quand même non ? 😋) !!! Du coup il faut qu'il le fasse savoir et il écrit tout par trois ! Ce mec c'est le roi de la trilogie ! Vous voyez où je veux en venir quand je dis qu'il m'énerve ? Eh oui ! Là encore on part sur une trilogie alors il va falloir attendre pour avoir la suite et c'est là que je pousse un GRRRRRRRR agacé ! Juin 2018 c'est loin !!!

Ceci dit ce thriller vaut l'attente qu'il provoque: rythmé, surprenant, bien mené, des personnages au top, un roman à lire incontestablement en cet été 2017 !





Editions: Milady (Juin 2017)
Collection: Thriller
480 pages 
7€90

4ème de couv'

En ce début d'été, River Falls, petite ville des Rocheuses, est le lieu idéal pour les amoureux de la nature. Mais quand des randonneurs découvrent dans une grotte le corps nu d'une jeune fille tenant son propre coeur entre ses mains, la peur s'empare des habitants.

Tout juste réélu pour un nouveau mandat de shérif, Mike Logan comprend que le temps lui est compté avant qu'un nouveau meurtre n'ait lieu. Avec l'aide de la lieutenante Lindsay Wyatt, son nouveau bras droit, il s'intéresse au Big Circus : un cirque dont chacun des membres ferait un coupable idéal.

Comme à son habitude, la compagne de Logan, la profileuse Jessica Hurley, met en doute cette théorie. Elle sait, d'expérience, que la piste la plus évidente est rarement la meilleure...
De son côté, Stephen Callahan, journaliste de guerre, a décidé de revenir sur les terres de son enfance. En proie à des démons intérieurs, il s'installe dans le manoir de sa soeur, qui élève seule ses trois enfants depuis l'étrange disparition de son mari.

vendredi 30 juin 2017



Nicolas Lebel... C'est le mec tu le rencontres une fois et il entre définitivement dans ton cœur ! Tu lis un de ses livres et il te les faut tous parce que tu tombes amoureux de sa plume (et de ses personnages !). Alors quand un nouveau "bébé" sort, eh bien tu le dévores !

Bon, ça c'était l'aparté entre nous, mais si je parlais du dit livre (il semblerait que ce soit le but d'une chronique quand même 😉).

Mehrlicht un jour, Mehrlicht toujours !!!

Mehrlicht c'est LE FLIC par excellence ! Celui qu'on aime retrouver juste parce qu'il est imbuvable et à mourir de rire avec son humour (parfois à deux balles mais si caustique et si drôle !). Imbuvable avec ses collègues mais aussi (et surtout) avec ses stagiaires, et la "petite nouvelle" ne fera pas exception...

"- Non, il s'est fait dézinguer, estourbir, bousiller, repasser, refroidir, plomber, ratatiner... Les tripes à l'air et l'âme au vent, vous voyez ?"

Mehrlicht c'est ça (et bien plus !) tout au long du roman, et franchement j'ai pris un pied d'enfer avec lui (enfin littérairement parlant évidemment !). Si j'osais je dirais que Mehrlicht est à Lebel ce que Coste est à Norek (mais parler de Norek dans une chronique réservée à Lebel c'est moche de ma part... Les initiés jugeront 😜). Disons donc que je ne peux concevoir Lebel sans son héros fétiche...

Un roman intelligent !

Eh non, Nicolas Lebel ce n'est pas que de l'humour (j'insiste: parfois à deux balles mais toujours à "se pisser dessus"). 

Nicolas Lebel c'est aussi un puits de sciences, de recherches, un mec qui t'embarques dans une histoire dingue mais riche en références, en recherches, en culture sur tout ce qui concerne l'IRA (puisque c'est de cela qu'il s'agit ici). Il t'en mets plein la vue et tu apprends plein de choses ! Ce roman il est juste intelligent, extrêmement bien construit (puisqu'on passe d'un passé qui décime  à une actualité qui tue encore !). Le tout est très instructif et jubilatoire !

Une intrigue en deux temps...

Je parlais d'un roman bien construit, et pour cause ! L'auteur nous balade sur deux lieux, deux époques, avec deux intrigues différentes. Mais deux intrigues qui vont évidemment se rejoindre et tout ceci est fait de façon crédible (ce qui n'est pas évident quand on part de l'Irlande en pleine période d'attentats de l'IRA et que l'on arrive à Paris des décennies plus tard). Mais Lebel c'est le mec qui arrive à tout (y compris à ses fins !) et il te manipule en beauté. L'une comme l'autre, ces intrigues m'ont captivée et l'idée du tueur pyromane est excellente. Mais chut, je n'en dis pas plus pour ne rien révéler ! Ce serait trop dommage...

Quant au style Lebel (un petit mot dessus s'impose), c'est du bonheur en barre ! L'humour est là ok, mais ça va bien plus loin parce que ce mec il est intelligent et cultivé ! De plus il sait également tenir son lecteur en haleine avec des phrases courtes et un suspense permanent allant crescendo. Son petit leprechaun maléfique (pas celui qui écrirait ses romans à sa place comme le disent certaines légendes urbaines, mais celui qui sème la terreur dans ce roman)  fait le job et c'est parfait, nickel, impeccable. Bref ! Du tout bon sur toute la ligne !!! 

Les clés d'un bon suspense sont le qui, le pourquoi et le comment. Le qui et le pourquoi se révèlent petit à petit. Le comment ne viendra que dans un final très "chaud patate", et le boum qui va se faire dans ta tête,ami lecteur, portera un nom: la jubilation ! Celle d'avoir lu un très bon polar !




Editions: Marabout (Mai 2017)
416 pages
19€90

4ème de couv'


Paris, jeudi 24 mars 2016  : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.

À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules  : IRA.

Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale

jeudi 22 juin 2017

"Ne dis rien à papa" François-Xavier Dillard (Belfond)



Un viol. Une famille (quasi) entièrement assassinée sauvagement en Australie. Des médecins tués en France dans des souffrances atroces.

Une base en béton armé !

Pas mal non comme entrée en matière ? Et si on en rajoutait une couche... Un secret de famille gardé précieusement enfoui !

Eh bien voilà, avec tout cela on a des bases en béton armé pour un excellent thriller. Un thriller qui dépote grave. Un thriller qui déchire sa race ! Ce n'est plus un secret pour personne, j'aime fort les thrillers qui "déménagent", eh bien là j'ai été servie ! Grandement servie ! "Ne dis rien à papa": 1 - Sandra: 0 ! Vaincue par KO ! Uppercut sévère et direct au tapis !

Un rythme effréné...

Bon évidemment pour que ça dépote il faut du rythme ! Pas de soucis, on y va pied au plancher ! Dans ce roman à tiroirs où plusieurs histoires s'emmêlent (pour mieux se rejoindre) tout va vite, très vite ! François- Xavier Dillard nous balade dans une danse de mots endiablée. Des mots terrifiants qui vous prennent aux tripes et vous font trembler d'effroi (et d'horreur parfois).

Aucun temps mort. Des chapitres assez courts qui maintiennent le cap de la vitesse. Un train d'enfer qui fait que l'on ne peut lâcher ces pages qui se tournent presque contre votre gré et vous enfoncent peu à peu dans le pire cauchemar que vous puissiez imaginer.

Un thriller psychologique de haut vol...

Ici difficile de parler de suspense intense (encore que la fin est impossible à imaginer). En effet on devine assez rapidement le lien entre les différentes histoires (grâce aux indices distillés par l'auteur, avec une certaine parcimonie malgré tout). Le suspense existe, certes, mais il n'est pas le point le plus fort du récit. Ce roman trouve sa perfection dans le côté psychologique qui va crescendo et dans son issue poignante, diabolique, effrayante. Dans sa narration aussi qui vous glace le sang, vous dresse les cheveux sur la tête, vous fait trembler de bout en bout De la première à la dernière scène...

Claque assurée ! Foncez !



Éditions: Belfond (15 juin 2017)
320 pages
18€50


4ème de couv'

L'instinct maternel est l'arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants. 
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante. 

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d'images qu'elle voudrait tant oublier... À n'importe quel prix... 

Et lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d'une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister. 

lundi 19 juin 2017

"Sharko" Franck Thilliez (Fleuve Noir)



Deux ou trois questions à l'auteur me taraudent depuis longtemps, peut-être que si je les pose j'aurais des réponses... Je me jette donc à l'eau: "Monsieur Thilliez, vos nuits se passent comment ? Sereines ? Peuplées de scènes plus horribles les unes que les autres ? Et dans vos journées, les gens ne vous fuient pas trop ? Vous ne leur faites pas trop peur ? Non parce que sérieux, quand on écrit des choses pareilles on doit en faire flipper plus d'un 😛"

Bon, trêve de plaisanterie ! Parlons un peu de ce livre, qui envoie évidemment du lourd, mais avec le Monsieur on a l'habitude maintenant...

Du pur Thilliez comme... Je l'adore !

Cela ne fait aucun doute, avec "Sharko" on se retrouve avec du Thilliez pur et dur (mais rien que le titre le laisser présager !). Si je devais donner une définition de "Thilliez pur et dur" ce serait à peu près ça: de l'hémoglobine (ben là coco tu vas être servi !!!), une intrigue à couper le souffle (pas mieux ! on l'a aussi), une dose de scientifique limite crédible (et pourtant... parce que le Monsieur il sait de quoi il parle et il n'invente pas tout !). 

Mais le "Thiliez pur et dur" c'est aussi et surtout celui qui te met la tête à l'envers, l'estomac en vrac et qui fait de tes nuits de très longs moments de solitude tant tu as du mal à oublier certaines scènes avant de t'endormir !

Et, pour finir, du "Thilliez pur et dur" ce sont des personnages forts, parfaitement campés, des personnages auxquels tu t'attaches même si parfois ils t'effraient un peu.

Eh bien voilà, toute la définition du terme on l'a dans "Sharko", avec la même puissance, la même intensité, que dans "Train d'enfer pour ange rouge", qui restera pour moi l'inoubliable et parfait roman de l'auteur. 

Quand la mort se cache... derrière LE mort...

Je ne vais pas vous paraphraser la 4ème de couverture, il suffit de la lire pour savoir que Lucie tue un homme, que Franck fait tout pour la couvrir, et que c'est là le point de départ d'une enquête éprouvante pour le couple. Une enquête qui va, encore une fois, les mener aux portes de l'enfer.

Parce que derrière ce premier cadavre se cache une sorte de société secrète et parallèle, des gens qui se prennent pour des... Non, je ne dis rien, je ne veux pas déflorer d'intrigue ce serait dommage ! Mais cette enquête est, je vous le promets, extrêmement bien ficelée, les méchants sont on ne peut plus effrayants, et un merveilleux moment de lecture est largement au rendez-vous !

Du sang, toujours du sang, encore du sang...

On le sait, ça saigne dans les livres de Franck Thilliez (qui pour autant ne tombe jamais dans le gore inutile). Mais si cette fois le sang était l'essence même du roman, LA chose qui terrifie ? Et si cette chose remontait bien loin en arrière et pouvait nous faire "flipper grave" ? Eh bien si c'était le cas on serait pas très bien dans nos baskets et... en fermant ce roman on N'EST PAS très bien dans ses baskets, on n'en ressort pas totalement indemne !

Une tension constante. Notre couple fétiche toujours fidèle à lui même, plus fort et plus uni que jamais. Un style parfait. Des rebondissements et une intrigue forte. Voilà ce que nous offre une fois de plus Franck Thilliez ! Du grand art !!!



Editions: Fleuve Noir
576 pages
21€90


4ème de couv'


" Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse.

Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux. "



Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons. 
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure. 
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir. 

samedi 3 juin 2017

"Malgré elle" David-James Kennedy (Fleuve Noir)



David-James Kennedy fut une révélation avec "Ressacs". Un livre qui m'avait subjuguée, et là il revient en force avec un roman encore plus rythmé, plus abouti et totalement addictif ! Une merveille à l'état pur ! Un bijou du genre ! Bref, une bombe qui vous balance une grosse déflagration en pleine tronche !!!

Ce petit goût acidulé de divine sucrerie laissé par son premier roman m'est revenu avec une saveur encore plus intense, j'ai dévoré "Malgré elle" avec une gourmandise non dissimulée et j'attends déjà avec impatience un troisième opus qui pourrait, pourquoi pas, faire suite à celui-ci...


Quand le passé rejoint le présent ça déménage !

1989. Paris. Un lycée huppé. Une bande de potes. Emma et Tom. Emma et les garçons en général. Une soirée qui vire au cauchemar.
2015. Un appel au secours adressé à Tom. Un mort (enfin un premier mort devrais-je dire). Le cauchemar revient. Différent. Intense. Dangereux. Emma et Tom de nouveau. Une course poursuite qui nous balade dans différents pays. 

Voilà, le décor est posé et à partir de là je vous garantis une intrigue à couper le souffle, un roman que l'on ne peut plus lâcher tant l'intensité et le rythme vous prennent aux tripes. Si j'osais je dirais que c'est un vrai truc de malade ! (Ah oui j'ai osé, je l'ai dit !)

Un pas en avant deux pas en arrière !

Avec "Malgré elle", David-James Kennedy nous propose un intrigue sous forme de jeu de piste (voire presque de jeu de rôle, tant on se met à la place des personnages) qui ressemblerait à "tu avances d'une case et tu recules automatiquement de deux". En effet à chaque fois qu'un élément semble trouver sa place et bien s'imbriquer dans l'intrigue, un autre vient prendre sa place et nous perdre de nouveau, à l'image d'un puzzle monochrome qui semblerait être impossible à reconstituer...

Mais impossible n'est pas français pour un auteur de génie ! Alors ce dernier nous guide pas à pas et retombe systématiquement sur ses pattes pour nous livrer une intrigue insensée mais si crédible à la fois (et par là même diaboliquement effrayante !). Il nous entraîne dans une folie douce à un rythme d'enfer et c'est un bonheur de chaque instant ! Mon cœur a eu quelques loupés (plusieurs symptômes m'ont parfois laissé croire à la crise cardiaque imminente), mais j'ai tenu le choc: juste pour pouvoir aller au bout et comprendre !

Un thriller classique qui tourne à la folie scientifique !


C'est par une trame classique que l'auteur démarre son œuvre, mais il la tisse avec une minutie extrême et la fait évoluer peu à peu vers un thriller scientifique complexe. Complexe certes, mais largement abordable grâce à une plume précise, efficace et d'une grande clarté. Un vrai magicien des mots livrant un récit  qui va de rebondissements surprenants en rebondissements encore plus surprenants. 

Quand un passé relativement simple (mais flou) rejoint un présent empli de machinations diaboliques, on se retrouve avec un roman magistral dans les mains. Un thriller captivant qui puise sa force et son intensité dans des ramifications scientifiques effrayantes. Une intrigue fouillée et si prenante que je vous conseille de l'aborder en vacances (ou de demander des RTT à votre patron) car vous ne le lâcherez pas d'un iota jusqu'au mot fin !

ENORMISSIME ! (Oui je sais, ce mot n'existe pas mais je l'invente juste pour "Malgré elle" parce qu'il le mérite !)




Editions: Fleuve Noir
576 pages
20€50

4ème de couv'


Paris, 1989. Au très chic lycée Henri-IV, les réputations se font et se défont. La magnétique Emma n'a pas conscience du pouvoir d'attraction qu'elle exerce sur les garçons. Yann. Arno. Manu... La liste de ses prétendants est longue. Mais c'est en Tom, ado solaire fou de sensations fortes, qu'elle a trouvé un alter ego. Lui qui la connaît si bien. 


Un drame va survenir et assombrir le tableau de cette adolescence parfaite. 

Paris, 2015. Les chemins se sont séparés. Tom est resté ce casse-cou qui faisait tomber les filles, profitant de la revente de sa boîte pour se laisser le temps de vivre. Jusqu'à ce jour où Lukowski, ancien d'Henri-IV envers lequel Tom se sent redevable, laisse deux messages désespérés, l'implorant de le retrouver. 
Une fois sur place, il découvre la dépouille de son vieux camarade, flottant entre les rochers d'une lointaine côte suédoise. À l'intérieur de la maison voisine, un ordinateur portable et, sur l'écran, un défilé de photos accompagnées d'un mail menaçant. Emma ado, Emma adulte, Emma partout, sur chaque prise de vue. Qu'est devenue sa meilleure amie ? Qui était-elle réellement ? Pour qui et pour quoi devraient-ils tous payer après vingt-six ans ? 

jeudi 25 mai 2017

"Tu tueras l'ange" Sandrone Dazieri (Robert Laffont - La Bête Noire



"Tu tueras le père" avait été l'un de mes plus gros coups de coeur de l'année 2015. Me plonger dans cet opus n'en était donc que plus alléchant, mais angoissant aussi: après une telle révélation il fallait que l'auteur soit au minimum aussi "bon" pour ne pas me décevoir... Et au final "Tu tueras l'ange" est différent mais tout aussi excellent !

Une intrigue sur fond d'actualité (ou pas...)

Et si un thriller débutait par un attentat commis dans un train et revendiqué par Daesh ? On dirait juste "ben oui ok mais il ne s'est pas foulé le mec ! L'actualité comme point de départ il a intérêt à assurer après pour nous surprendre !".... Seulement Daesh peut revendiquer un attentat sans en être l'investigateur et là tout se corse ! Du coup on passe très vite de l'horreur au machiavélique, surtout lorsqu'on se surprend à être fascinée par l'auteur de tous ces meurtres qui vont se succéder ! Un ange... réincarnation du diable ? Un ange... vengeur ? Un ange... déchu ?

Partant d'un attentat qui n'en est pas un (enfin pas au sens auquel on l'entend de nos jours), Sandrone Dazieri tisse une trame complexe et une intrigue diabolique qui prend ses ramifications dans les années sombres de la Guerre Froide. Une héroïne semblant venir d'un passé obscure va vite finir par hanter vos nuits...

Complexe et documenté

Certes l'intrigue est complexe, mais elle est si bien menée, amenée et documentée que jamais on ne se sent perdu. Quelques flashback sont là pour nous guider, nous mettre sur la voie de la vérité (ou pas !) et l'auteur nous manipule avec une dextérité impressionnante et un brio phénoménal ! Si l'auteur n'est pas un ange (parce que vu ce qu'il écrit le mot ne lui convient pas !) il est pour le moins un génie, c'est certain !

C'est très simple: une fois que l'on a ouvert ce pavé (environ 600 pages quand même !), on ne peut plus le lâcher !

Un must au niveau des personnages !

Un excellent thriller passe obligatoirement par des personnages forts et là c'est un pur régal ! Retrouver Dante et ses démons, Colomba et sa pugnacité, c'est absolument jubilatoire !

Ce duo de choc, révélé dans "Tu tueras le père", n'a eu de cesse de me ravir une seconde fois. Je ressors de cette lecture époustouflée par la force de l'intrigue et la générosité que l'auteur a su mettre dans la description de ses personnages. La psychologie est traitée avec une minutie chirurgicale et donne une dimension inouïe au récit. Une véritable bombe !

Ça pulse. Ça déménage. Ça envoie du lourd. Tout est présent pour que ce livre soir une réussite absolue ! Sandrone Dazieri est sans conteste une révélation dans le domaine du thriller étranger !

Editions: Robert Laffont
Collection: La Bête Noire
608 pages
21€50




4ème de couv'

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ? 

Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont morts.
Si les premiers indices orientent l'enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d'acier et âme fragile, a de sérieux doutes. Pour elle, seul Dante Torre, l'" Homme du Silo ", est capable d'y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n'est que l'énième épisode d'une longue série de carnages, sur laquelle plane l'ombre d'une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l'ange lituanien des morts.
Après le succès de Tu tueras le père, une nouvelle enquête de Colomba Caselli et Dante Torre. 

jeudi 6 avril 2017

Sauvons une librairie !

Sauvons une librairie !!!

Une librairie qui risque de fermer ses portes est une chose qui m'attriste toujours. Pour nous, les amoureux des livres, une librairie c'est EXISTENTIEL. C'est un lieu convivial, un lieu de rencontre, un lieu de culture, un lieu dont on a BESOIN ! 

Aujourd'hui c'est La librairie de Cogolin qui a besoin de nous, de notre mobilisation, de notre soutien ! 

Beaucoup d'auteurs se sont déjà mobilisés: René Manzor et Fabio Mitchelli, mais aussi RJ Ellory, Franck Thilliez, Sire Cédric, Bernard Minier, Sonja Delzongle, Eric Giacometti, Michel Bussi, Laurent Scalese, Jacques Olivier Bosco, Barbara Abel, Ingrid Desjours, Jacques Saussey, Danielle Thiery, Niko Tackian, Sophie Loubière, Armelle Carbonel, Olivier Norek, Nicolas Lebel et tant d'autres... (j'en oublie dans ma liste !)

La cagnottes commence à monter et on a jusqu'au 30/04 pour arriver à réunir la somme de 35000€. C'est FAISABLE !!! 

Alors voilà ce que je vous propose (avec tous mes amis blogueurs): ne likez pas ça ne sert à rien, mais faites leur faire un petit don (en fonction de vos possibilités): symboliquement le prix d'un livre, d'un poche (ou tout autre montant évidemment ! Pas de minimum et pas de maximum non plus 😉). Il est bien évident que nous avons mis la main dans le porte monnaie avant de vous demander de l'aide et on a aussi besoin de vous !!!

Ensemble on peut les sauver ! Une librairie ne PEUT pas mourir, ne DOIT pas mourir !

Je compte sur vous amis lecteurs ! Merci pour eux !

Le lien de la cagnotte c'est ici: 

Et si vous n'aimez pas les paiements internet aucun souci ! Voici l'adresse pour envoyer un chèque:

La librairie de Cogolin
26 rue Gambetta
83310 Cogolin 


N'hésitez pas à regarder cette vidéo de René Manzor parce qu'il explique tout cela bien mieux que moi 😉